La production sous le label AB exige une technique pointue et une approche d’autant plus attentive et préventive. Réglementé par un cahier des charges, ce label contribue à une meilleure valorisation des produits.

L’ADANA accompagne spécifiquement les apiculteurs ou les structures qui souhaitent travailler en Bio.

Les grands principes du cahier des charges

Dans la pratique, être apiculteur bio repose avant tout sur plusieurs piliers inscrits dans le cahier des charges :

  • S’approvisionner en Bio pour l’ensemble des appros : cires, nourrissement, renouvellement de cheptel etc …
  • Utiliser des matériaux d’origine naturelle pour la constitution des ruches
  • Choisir des emplacements de ruchers conformes
  • Utiliser seulement les traitements homologués AB pour la gestion du varroa
  • Respecter les règles de traçabilité et d’étiquetage précisés par l’INAO.

Le règlement européen

Ce cahier des charges s’inscrit dans la continuité du règlement européen, dont une nouvelle version est entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2022. Les principaux changements concernent :

  • Un nouveau taux de renouvellement du cheptel biologique à 20 % contre 10 % auparavant.
  • L’interdiction de la pollinisation sur cultures conventionnelles avec déclassement du miel
  • L’entrée de la cire d’abeilles dans le champ d’application du règlement comme produit étroitement lié à l’agriculture.

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Kiliana VIVIEN

kiliana.vivien@adana-asso.fr

05 58 85 45 56

Les aides à la conversion

Deux types d’aides peuvent être mobilisées dans le cadre d’une conversion à l’apiculture bio :

  • Une majoration de la DJA de 15 % dans le cadre du dossier de demande
  • Un crédit d’impôt de 3 500 € mobilisable 1 an après la fin de la conversion et sous réserve de réaliser plus de 40 % de son chiffre d’affaires en bio. Formulaire à télécharger

Changements 2022

La réglementation européenne relative aux modalités de production en agriculture biologique a été modifiée dans un règlement qui entre en vigueur au 1er janvier 2022.

Aujourd’hui, les conditions de mise en œuvre de ce règlement ne sont pas complètement connues pour l’apiculture. Les incertitudes portent sur les éléments qui seront publiés dans le prochain guide de lecture, document d’interprétation qui doit aider à la compréhension et à l’application de la règlementation bio en France.

Des discussions sont encore en cours, dans la filière et à l’INAO, afin de préciser les conditions de production, et notamment les caractéristiques que doivent remplir les emplacements des ruchers conduits en AB. Parmi les changements annoncés, le nœud des discussions concerne la suppression de la dérogation « pollinisation » qui permettait de placer temporairement des colonies sur des emplacements non conformes à des fins de pollinisation tout en déclassant le miel produit.

Compte tenu de ces incertitudes, des demandes ont été adressées à l’INAO pour retarder la mise en œuvre de la nouvelle réglementation. Jusqu’à ce qu’une décision soit prise et pour maintenir une cohérence d’interprétation entre les organismes certificateurs, le Comité National de l’Agriculture Biologique de l’INAO a décidé de maintenir à l’identique les dispositions de l’ancien guide de lecture pour la conformité des emplacements.