Afin d’encourager une meilleure prise en compte des insectes pollinisateurs dans les pratiques agricoles, l’ADANA met en place différentes actions pour entretenir un dialogue constant avec les acteurs concernés. Transfert de connaissance, rappels réglementaires, partenariats ou encore programme de suivi SURVapi, l’objectif est de toujours mieux comprendre les interactions entre les activités et développer des pratiques favorables.

L’anticipation des traitements phytos s’inscrit dans ce cadre, qui implique 2 grands principes. 

Les périodes de floraison sont protégées

Connaître la réglementation

L’arrêté du 28 novembre 2003 en vigueur interdit les traitements réalisés au moyen d’insecticides et d’acaricides durant toute la période de floraison et pendant la période de production d’exsudats sur tous les peuplements forestiers et toutes les cultures visitées par les abeilles.

traitement phyto

Elle précise également que :

  • « Lorsque des plantes en fleurs ou en période de production d’exsudats se trouvent […] à l’intérieur d’une zone agricole utile destinée à être traitée par des insecticides ou acaricides, leurs parties aériennes doivent être détruites ou rendues non attractives pour les abeilles avant le traitement. »
  • « Par dérogation […] seuls peuvent être utilisés […] les insecticides et les acaricides […] [portant] l’une des mentions « abeille » suivantes :
    • « emploi autorisé durant la floraison, en dehors de la présence d’abeilles » ;
    • « emploi autorisé au cours des périodes de production d’exsudats, en dehors de la présence d’abeilles » ;
    • « emploi autorisé durant la floraison, et au cours des périodes de production d’exsudats en dehors de la présence d’abeilles ».

Etre en mesure d’échanger sur l’application de cette réglementation

Afin d’assurer une bonne cohabitation entre les activités apicoles et agricoles, la connaissance simultanée des périodes de floraison et des périodes de pressions de maladies et de ravageurs des cultures agricoles est fondamentale.

Côté apicole, l’ADANA compile dans sa bibliothèque en ligne les fiches techniques de floraison, qui peuvent être utilisées comme supports pédagogiques avec les agriculteurs travaillant à proximité des ruches.

Le projet SURVapi vise à permettre un travail en partenariat entre apiculteurs et apiculteurs sur les territoires d’étude grâce à des ruchers observatoires. En apportant de la connaissance sur les liens entre abeilles et pratiques agricoles, le projet permet de mieux comprendre les interactions entre les activités et développer les pratiques favorables.

En cas de traitements obligatoires, les apiculteurs font l’objet d’alertes

Face à certaines situations menaçant la santé publique, la gestion sanitaire relève d’arrêtés préfectoraux établis en concertation avec l’ARS et des organismes d’interventions.

Dans ce cas, les traitements phytosanitaires sont appliqués pour raisons de santé publique afin de limiter le risque de propagation. Il s’inscrit dans le cadre de dispositif de surveillances qui visent à détecter et mesurer le niveau d’infestation.

Les organismes concernés par ces arrêtés sont classés par catégorie : c’est par exemple le cas pour la lutte contre le moustique tigre, classé en niveau 1 en Nouvelle-Aquitaine.

L’ADANA fait partie des associations prévenue directement lorsqu’une décision préfectorale de traitement est prise : l’association transmet alors immédiatement à l’ensemble des ces adhérents un info-mail d’alerte.